toupour le zooh

Pour répondre à Donald Trump

Pour répondre au Président Trump qui n’a pas tort en ce qui concerne l’Otan ( mais faut-il conserver l’OTAN dans sa configuration actuelle ; combien rapporte l’Otan aux entreprises d’armement étatsuniennes via les commandes de la Belgique et de la  Pologne en particulier etc) Je me suis intéressé à la guerre d’indépendance- et son coût pour la France d’alors - des futurs Etats-Unis d’...

Imprudence ou impudence ?

j'aurais pu ajouter  : IGNORANCE ?     Il est fréquent de trouver sur internet des traces des dérapages de notre president. Parfois une maîtrise aléatoire du vocabulaire – antisioniste pour antijuif -, parois des phrases à l’emporte-pièce qui dépassent- au moins on le souhaite, ce peuvent être aussi des manœuvres langagières pour choquer ou contourner la sincérité du propos – comme il le fit fin juin 2018 ...

Réponse au libelle "DROIT DE NAÎTRE"

Réponse à Modeste Fernandez     Je ne sais pas qui vous êtes mais j’ai reçu de vous un dépliant au nom de DROIT DE NAÎTRE qui mérite réponse. Le thème en est le grand remplacement, sachant que vous entendez par là le remplacement, sur le territoire national et métropolitain plus précisément, de la majorité d’origine européenne – dans votre idée « ...

L'Est Républicain : encore des perles

  Une chronique presque désopilante     L’Est Républicain fournit régulièrement des perles : perles d’impression, d’orthographe, de grammaire ; copiés-collés improbables ; validation de mots incontrôlés etc J’en ai relevées deux récemment. Il va de soi qu’un humoriste pourrait tout au long de l’année, réaliser un ouvrage qui pourrait être intitulé...

La galère de Nicolas Hulot (d'après Molière)

Un pastiche de la scène de la galère à propos de la démission de Nicolas Hulot J’ai conservé les noms des personnages de théâtre et l’essentiel du dialogue : je n’ai procédé que par légères retouches Géronte, père de Hulot, écologiste Scapin, valet de Nicolas Hulot   *** GÉRONTE, SCAPIN. SCAPIN, feignant de ne pas voir Géronte : Ô Ciel ! Ô...
Vous recherchez ? :

 

 

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 la campagne présidentielle en alexandrins - 2

 

"Un paquebot : 3 naufrages"

 

J'avais pensé un bon moment prendre le temps

de dire un mot sur nos soldats d'Afghanistan.

Le drame étant, à peine en ferais-je une ligne :

une alerte certainement, au moins un signe.

 

Une autre préoccupation de cestui blog

était de rendre compte enfin du beau discours

que parait il François Hollande fit le jour

où l'on sut que Sarkozy quitterait son job

 

de politique professionnel faute d'être élu :

une bonne nouvelle n'arrive jamais seule me disais-je

encore que venant de celui qui va de promesse

en promesse, sans plus rien tenir, sans être ému

 

on peut s'interroger sur ce genre de confidence

off. A défaut d'un "bon" président, celui-là

fut un maître de l'enfumage ; et les médias

pendant 5 ans nous ont entrainés dans la danse.

 

Ouvrez la bouche, dîtes "A, A, A": on ne parle

déjà plus de la chute. Il faut déjà penser plus loin :

la TVA sociale, plus la taxe Tobin

les nouveaux leurres qu'on active, filles de Arles

 

d'un nouveau genre qu'on ne verra pas, dont on sait

que le magicien nous la cache. Heureusement

un paquebot vient occulter la déprime de l'Elysée

Pourtant allégorie suprème d'un état couché sur le flanc

 

tandis que son beau capitaine déserte le

pont des dangers et se planque. On pourrait songer

à l'Italie : Berlusconi n'est-il pas le

macho douteux qui fit cette Botte plonger

 

par ses excès dans une crise nauséeuse ?

Pourtant le bateau italien ressemble plus

côté naufrage, avec cet air penché, le flux

de la marée menaçant la silhouette curieuse

 

au naufrage d'une autre vaisseau, pavillon haut

aux armes de l'UMP, dans un sauve-qui-peut

mémorable, las, un Président qui a tout faux

hésitant, candidat capable ? ou coupable ?

 

La campagne présidentielle 2012 -1

 

"Mon royaume vaut bien un fromage"

 

Ouf, la campagne présidentielle a commencé

De jour en jour, on se retenait de l'attendre

La crise enfin fit des journées de mi-janvier

le signal : tous on allait alors les entendre !

 

Le signal, ce fut le lendemain de Gandrange,

Symétrie parfaite d'une journée fatale

Hier les promesses, les serments, les mensonges,

Retraits, contradictions, parjures : tout est égal.

 

Aujourd'hui, le sommet de crise : effets de manche,

500 millions qui sortent d'un coup on ne sait d'où

des mesures attendues depuis des mois qui nous

arrivent. Et voilà le non-candidat qui finance

 

Avecque nos deniers sa campagne ! Il est temps,

nous dit-il, de s'atteler enfin à ce qui

fragilise le pays ! il faut jeter à terre ce dément

qui gouverna si mal ! un nommé Sarkozy !

 

Nous allons assister enfin à la rupture

Sarkozy combattant son double maléfique !

L'ami des Biens-trop-riches, j'en accepte l'augure,

jeté au sol par le héros!

Hélas, la musique

 

est connue : Bolloré jouant de son biniou

Dassault,les grandes orgues; le copain Lagardère,

surveillant bien le choeur des députés jaloux

de leurs places dorées ; on ne fait pas le fier

 

quand le vent des défaites souffle sur les oreilles.

Ecouter les petits, soit. Juste le temps d'un songe,

de se refaire un peu. Paraphrasant Corneille:

" Nous partîmes 500 mais par un prompt mensonge!..."

 

On rêve en écoutant le marchand de cravates

devant son parapluie incliné de travers

vanter la soie grattée quand c'est de l'acétate*

je comprends aujourd'hui l'aversion de ma mère

 

devant ce bateleur qui se croit Président :

le plus méchant fromage sur une même échelle

obtiendrait la médaille de bronze ou d'argent.

"Non monsieur, détrompez-vous ce serait celle

 

d'or! fromage, voyez-vous, n'est pas gent de mensonge !"

Ainsi parla Renart : lui qui s'y connaissait

en tromperies diverses et autres tours parfaits

attendait comme moi que son grand nez s'allonge.

 

A propos des abstentions lors des élections

 

Je lis dans l'Est de ce dimanche 21 mars : « Quand la loi impose le vote », où le journaliste Antoine Ferry s'intéresse- et nous intéresse – à la réponse donnée par certains états européens à la désaffection de leurs citoyens face au vote.

Je ne sais pas si la situation est la même dans tous les pays voisins. Mais on peut imaginer que si le Luxembourg a prévu une sanction pouvant s 'élever à 1000 euros, c'est que la situation est grave...ou les citoyens fort riches.

 

En ce qui concerne notre pays, on voit bien que les citoyens se déplacent suivant le type d'élection.

Ils sont nombreux s'ils jugent l'élection importante : par sa proximité (élections municipales) ou par le poids de l'élu dans la vie politique (élection présidentielle); mais aussi lorsque le vote est le moyen de monter l'importance qu'ils ont dans la vie et l'histoire de la démocratie : on se souvient du déplacement au 2 ème tour des présidentielles de 2002.

Là, le scrutin est clair – on sait pour qui on vote, on sait pourquoi on vote -, il est direct – un bulletin égal une ou plusieurs personnes désignées par un mode de scrutin connu et direct.

 

Il en est différemment des élections régionales qui s'apparentent dans le fonctionnement de la démocratie à une sorte d'escroquerie. Jugez en :

  • plus de la moitiés des têtes de listes ne rejoindront pas le siège pour lequel ils seront élus ou pour lequel ils se sont présentés, ont fait campagne etc : il s'agit en réalité, comme dans un hypermarché de « prix de têtes de gondoles » dont les consommateurs savent très bien qu'ils sont des pièges à gogos. Certains sont ministres, secrétaires d'état, députés, conseillers généraux, présidents de ceci ou de cela; un bon nombre cumule déjà plusieurs mandats.

 

IL EST NECESSAIRE DE TOUTE URGENCE D' EVITER CE GENRE DE DERIVE si on veut rendre cette élection crédible !!

 

  • deuxième point : la désignation des élus qui siègeront dans un système à la proportionnelle complètement abscond (pour employer les deux syllabes) rend le vote personnel complètement décallé du résultat. Pour ceux qui doutent de la démonstration, voici ce qu'on peut trouver sur le site Wikipédia :

  • Le mode de scrutin pour les élections régionales a été défini par la loi du 11 avril 2003. Il s'agit d'un scrutin proportionnel à deux tours avec prime majoritaire.

Contrairement aux élections de 1998, c'est désormais la région et non plus le département qui conduit une liste. Toutefois, afin de permettre aux électeurs d'identifier facilement les candidats de leur département, les listes comporteront des sections départementales.

Les principales dispositions du mode de scrutin sont :

  • Les citoyens élisent les conseillers régionaux  selon un système mixte combinant les règles des scrutins majoritaire et proportionnel, en un ou deux tours,

  • Les listes sont déposées au niveau régional, mais les candidats sont répartis entre les départements (on parle de sections départementales constituant la région).

  • Le nombre de sièges à attribuer pour chaque liste est calculé globalement au niveau régional, puis réparti entre les sections départementales en fonction du nombre de suffrages obtenus dans chaque section.

  • Lors du premier tour de scrutin,

    • si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, elle obtient le quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages.

    • sinon, il est procédé à un second tour la semaine suivante.

Conditions d'accès au second tour

  • Seules les listes ayant obtenu plus de 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se maintenir au second tour de scrutin et éventuellement fusionner avec les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages.

Attribution des sièges au second tour :

  • Au second tour, la liste qui arrive en tête obtient le quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour.

La loi oblige chaque liste à comporter autant d'hommes que de femmes.

Rien n'est moins direct et plus confus que ce système : des listes régionales mais aussi départementales, mais avec des sections départementales ; une majorité (absolue au premier tour, relative au second qui prend le quart (?) des sièges, les 75 % étant à nouveau répartis entre la liste majoritaire et toutes les autres au dessus de 5 % : on approche de la noyade du système démocratique, en tout cas d'une sorte de massacre.

On aurait voulu que les citoyens n'y comprennent rien qu'on ne s'y serait pas pris autrement !

 

Le problème ne se situe pas comme certains essaient de le faire croire seulement dans le découragement des électeurs – encore qu'il soit justifié par l'incompétence, le défaut de volonté, le déni d'injustice et les gué-guerres entre les élus - ; il ne se situe pas non plus dans le fait que département et région apparaissent comme des doublons aux responsabilités mal définies et souvent superposées, quand ce n'est pas concurrentes ; il ne se situe pas non plus dans le fait que l'action de la région n'est pas lisible, que ses acteurs ne sont pas connus (ou reconnus par les médias).

 

LE PROBLEME EST QUE TANT QUE LES MODES DE SCRUTINS SERONT ILLISIBLES, LES CITOYENS NE SE DERANGERONT PAS

 

Ils ont besoin de motivations claires, d'un mode de scrutin compréhensible, pour désigner des élus dont ils pourront faire leurs représentants à l'issue d'un vote simple , sans calculs ni politiques ni administratifs.

Alors, ils iront voter.